La localité de Pouma, dans le département de la Sanaga Maritime, Région du Littoral, devrait abriter la toute première unité de transformation de la banane plantain à l’échelle industrielle dans le pays. L’information sur la mise en œuvre de ce projet a été révélée le 13 juillet 2019, au cours d’une rencontre d’évaluation du projet de création d’une ceinture agricole autour de la ville de Kribi, informe Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental camerounais.

L’usine de Pouma, qui transformera la banane plantain en chips puis en farine, apprend-on, produira 190 tonnes de farine chaque année. Pour ce faire, elle devra être approvisionnée à hauteur de 1500 tonnes de bananes plantain par an. Il s’agit d’une aubaine pour les producteurs de ce légume, dont « la meilleure collection (de plants) au monde (dixit la ministre camerounaise de la Recherche scientifique, NDLR) » se trouve au Centre africain de recherche sur bananiers plantains (Carbap), situés dans la localité de Njombe, dans la région du Littoral du Cameroun.

Le projet de Pouma n’est pas le premier à se manifester dans le secteur de la transformation industrielle de la banane plantain au Cameroun. Depuis juin 2016, la société camerounaise Sapidacam, en partenariat avec l’agro-industriel espagnol Tomsa Destil, annonce la construction de plusieurs unités de transformation de la banane plantain dans les bassins de production du pays. Ce projet ne semble pas avoir beaucoup avancé, un peu plus de 3 ans plus tard.

Pour rappel, en plus d’une production insuffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs, la banane plantain n’est valorisée qu’à environ 30 % au Cameroun, selon les experts. La plupart de ses sous-produits sont de ce fait inconnu du public et des producteurs camerounais, qui perdent ainsi quelques opportunités. Par exemple, révèle l’Institut national de la statistique (INS), la banane et la banane plantain fraîches ou séchées ont représenté 1,6 % des exportations camerounaises vers l’Italie, au cours de l’année 2018.

Afin de tirer profit des avantages que recèle la filière banane plantain, le gouvernement camerounais a lancé, en 2005, le Programme de reconversion de la filière banane plantain (Prebap). 14 ans après, le Prebap n’a véritablement pas pu être mis en œuvre et semble même avoir disparu de l’agenda du gouvernement.

Source : Investir au Cameroun

Le Port autonome de Douala (PAD), autorité en charge de la gestion de la place portuaire de la capitale économique du Cameroun, a quintuplé son bénéfice au cours de l’exercice 2018.

Selon le Conseil d’administration, le PAD affiche au 31 décembre 2018, un résultat bénéficiaire avant impôts de 3,9 milliards de FCFA, et un résultat net bénéficiaire après impôts de 2,04 milliards de FCFA. Ce qui représente pratiquement cinq fois le bénéfice réalisé au cours de l’exercice 2017. Au cours de cet exercice-là, le PAD a clôturé par un résultat net bénéficiaire de 455,5 millions de FCFA, soit la moitié de la performance de l’exercice 2016.

L’autorité portuaire n’explique pas cette performance haussière entre 2017 et 2018, mais elle ne surprend pas. Car, Cyrus Ngo’o, le DG du PAD, avait annoncé l’année dernière un programme ambitieux pour booster le port de Douala. À titre d’illustration, la place portuaire a connu pour son grand bonheur l’enlèvement des épaves de navires. Ce qui a permis une meilleure fluidité du transport maritime, et la libération de certains quais au port de pêche. Bien plus, il y a la remise en service de la drague Chantal Biya.

Dans la prospective, l’on devrait s’attendre à de meilleurs résultats du PAD qui entend accroître ses capacités d’accueil aux navires, avec notamment la construction de 750 mètres linéaires de quais sur la rive droite du fleuve Wouri à Bonabéri et la construction d’un duc-d’Albe, ouvrage d’appontement pour navires pétroliers. Sans oublier l’acquisition d’une nouvelle drague aspiratrice de 3 000 m3 de puits.

Le montant du chiffre d’affaires du Port autonome de Douala en 2018 est de six milliards de FCFA. Le total bilan à l’actif et au passif de l’entreprise portuaire est de 238,16 milliards de FCFA.

Source: Investir au Cameroun

Pour l’instant aucune indication sur sa prochaine destination politique. Mais on dit l’homme de droit et écrivain très proche de Cabral Libii, Président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

Ci dessous la letter de démission

Objet : Démission

Yaoundé, le 10 juin 2019

A Monsieur le Secrétaire Général de

l’Union des Populations du Cameroun (U.P.C.)

YAOUNDE

Monsieur le Secrétaire Général,

Je vous prie de noter, transmettre à mes organes de base que sont le Comité Directeur de l’UPC, la Section Régionale de Matomb, les Comités de base « Engagement » de Mendong-Yaoundé, de Matomb Centre, de Pomsuhè-Lissè et m’en donner acte, que :

J’ai décidé de démissionner du parti politique de l’Union des Populations du Cameroun. Cette décision prend effet à compter de ce jour.

Depuis bientôt 25 ans, j’ai milité dans ce parti fondateur du patriotisme national et j’ai assimilé ses principes son projet national qui s’insère dans un projet africain d’Union, de Souveraineté et d’émancipation des peuples noirs. J’ai milité avec engagement et détermination m’investissant sans réserve à l’avènement de cette nation démocratique et prospère pour laquelle nos héros les plus glorieux ont accepté de mourir plutôt que de se compromettre. J’ai souhaité porter cet idéal, leur idéal en m’appropriant leurs méthodes empreintes de légalisme, de mobilisation populaire, de probité et de détermination.

Prendre donc la décision de démissionner de l’UPC n’a pas été facile pour moi. Cette démission est une déchirure personnelle, un cri de détresse pour préserver l’âme des pères du patriotisme fondateur de l’UPC.

Mais cette décision s’impose à mon engagement et à mon ambition de poursuivre l’action politique au moment où l’Union des Populations du Cameroun se trouve incapable de faire son auto critique. Près de trente ans après le retour à la légalité, l’UPC aurait dû faire et imposer à toute la nation et même aux nouveaux partis politiques un fonctionnement qui assure cette catharsis régénératrice. Mais hélas ! Infiltrée par un militantisme calculateur et manipulé le parti se trouve embourbée dans la traque des ambitions personnelles. Sans plus de dirigeants à la hauteur du projet patriotique de ce mouvement.

Les pouvoirs publics du système postcolonial qui domine au Cameroun ont trouvé dans cette inorganisation nimbée d’ambitions personnelles, un terreau fertile pour maintenir le mouvement dans la posture saucissonnée actuelle que nous regrettons tous. Posture qui ôte toute crédibilité populaire à ce parti. Ils ont vaincu le parti en l’installant dans l’inorganisation et surtout en le confinant dans un demi-département sur une base culturelle.

Pourtant, d’importants efforts ont été investis par des militants de bonne foi, malheureusement peu nombreux au sommet du parti, pour rassembler les énergies, et reconstruire cet instrument porteur de l’influx patriotique national. Au moment de ma démission et pour l’histoire, Je voudrais revendiquer entre autres, l’initiative du rassemblement des upécistes que j’ai portée intellectuellement et donc j’ai réalisé le montage juridique en vue de la réunion du 17 janvier 2012. Cette rencontre que personne n’avait espérée a créé un espoir de rassemblement des upécistes, une notion que j’ai proposée. Malheureusement j’ai vite compris que l’Unité de l’UPC n’était pas le vrai souci du militantisme de sommet dont les tenants sont déterminés à profiter de ce parti sans égard à son projet politique et social, quitte à le voir disparaître. L’UPC est donc malade de son militantisme d’infiltrés au sommet.

Dans ce contexte, il faut non pas quitter le navire avant le naufrage, mais poser les actes historiques qui affirment et affirmeront pour l’histoire, notre désolidarisation d’un militantisme exclusif et délétère pour l’UPC. Des actes qui dessinent l’espoir d’une reprise d’initiative pour le projet nationaliste.

A l’évidence L’UPC a tenu le flambeau de l’initiative fondatrice du patriotisme camerounais. Elle est à juste titre « l’âme immortelle du peuple camerounais ». Mais cette âme a aujourd’hui besoin d’un cadre d’expression viable, expurgé de tous ces infiltrés au sommet du parti et quelque fois à la base, dont l’unique ambition est l’exploitation de la masse des militants de bonne foi qui, au prix de sacrifices énormes, quelque fois au prix de leur vie, votent, contrôlent et assurent les succès électoraux du parti, ceci, sans attendre aucune récompense ni un simple remerciement. Ces militants sont les porteurs de l’âme immortelle. Il faut protéger cette âme qu’ils portent.

Aussi, j’entends par cette démission affirmer que si l’UPC a été à n’en pas douter un mouvement idéologique d’émancipation de notre peuple, si l’UPC a su préserver l’idée des patriotes précurseurs de notre indépendance, l’Upécisme demeure l’idéologie de la souveraineté, de l’unité et de l’émancipation de la nation camerounaise. Cet upécisme est l’héritage national de nos héros et aujourd’hui, il est un patrimoine historique national que nous devons promouvoir et qui est promu du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, partout dans notre pays. Nous devons le sortir du confinement sectariste et régionaliste en reconnaissant que l’œuvre de nos prédécesseurs a été national, panafricain et doit le demeurer. Il ne saurait plus être confisqué dans un appareil politique, ni exploité par un militantisme de gérontocrates qui exclue la crème sociale qu’est la jeunesse camerounaise. Nul n’a plus le droit de confisquer l’Upécisme dans un appareil politique s’il ne peut pas faire de cet appareil un creuset de mutualisation des énergies en vue de sauvegarder le vrai héritage de nos précurseurs que sont Roland Felix MOUMIE, OUANDIE Ernest, Ruben UM NYOBE, OSSENDE AFANA, Abel KINGUE, NDEH NTUMAZAH, BOBBO HAYATOU… Cet héritage porte la paix, l’unité et le progrès du peuple camerounais.

C’est vers cette direction que j’entends agir pour préparer le Grand Retour non pas nécessairement de l’UPC, mais de l’UPECISME qui devra désormais être l’objet et le baromètre de l’action politique au Cameroun.

C’est pourquoi je prie ceux et celles qui ont cru en mon engagement depuis plus de 25 ans, en ma sincérité et qui crois toujours en l’upécisme, ceux qui ont souvent voté pour moi et pour l’UPC, de bien vouloir me suivre quand je changerai de trottoir, car alors aura commencé le Grand retour de l’UPECISME conquérant.

Maître NOUGA, Avocat.

Le pont en acier a été conçu et construit par l’entreprise allemande Gutehoffnungshütte (en abrégé GHH). GHH était une importante société minière et métallurgique de stature internationale basée à Oberhausen dans la région de la Ruhr en Allemagne. Cette entreprise a été fondée en 1758 comme une pure entreprise métallurgique. Elle s’est développée très tôt dans les domaines de l’exploitation minière et de la transformation métallique et devient au XXe siècle le plus grand fabriquant de machines et d’usines en Europe pour finalement fusionner dans l’actuel groupe MAN en 1986.

L’histoire du GHH est étroitement liée au nom de la famille d’entrepreneurs Haniel, de sorte que l’abréviation de l’entreprise  (GHH)  est généralement interprétée comme (Gehört Hauptsächlich Haniel, qui veut dire Appartient Principalement à Haniel, le nom du fondateur de l’entreprise).

C’est cette entreprise de renommée internationale qui a construit le pont sur la Sanaga à Edéa. Avant d’être livré, le pont a été assemblé en Allemagne pour être testé. Il a ensuite été démonté et transporté par bateau au Cameroun en 1911.

Ce pont mesure 160m de long et était à l’époque de sa construction et de sa mise en service le plus grand pont d’Afrique. Les colonnes verticales à partir de la calandre sont utilisées comme une suspension pour la route. La moitié de l’arche était d’abord assemblée au sol et l’autre construite sur des barges flottantes, qui étaient ensuite correctement assemblées.

L’emplacement stratégique du pont a été vu pendant les première et seconde batailles d’Edéa lors de la Première Guerre Mondiale.

Le Wahehe est le premier paquebot construit pour servir l’Afrique de l’Ouest après la Première Guerre mondiale. En septembre 1922, ce paquebot  amorce à partir de Hambourg son premier voyage vers l’Afrique de l’Ouest avec des passagers. L’acostage des navires allemands sur les côtes de ses anciens colonies (Cameroun et Togo) étant interdit jusqu’en 1927, c’est en  août 1933 que l’équipage du Wahehe avec certains officiers de l’armée allemande visite le pont sur la Sanaga à Edéa.

Le pont était le seul point de passage sur la Sanaga pour les trains, les véhicules et les piétons jusqu’au début des années 80.

 

Source:  German and Germanophile Activities in Cameroon (1936-1939)

Le Secrétaire général du comité central du Rdpc, Jean Nkuété, a effectué une visite de travail le 4 avril dernier à Edéa. Une foule de militants n’a ménagé aucun effort pour assister à ce gigantesque meeting dont l’un des points à l’ordre du jour était la réconciliation d’Alphonse Joseph Bibehe et son jeune frère Jean Ernest Ngalle Bibehe.
Sur hautes instructions du Président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Jean Nkuété est allé à la rencontre des militants et sympathisants du parti de la flamme de la ville lumière le 4 avril 2019 à la Maison du parti ; pavoisée à l’occasion aux couleurs dudit parti et aux effigies de son président national Paul Biya.
Cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre de la mobilisation permanente des militants et vise particulièrement des localités sensibles où le Parti, tel un roseau, a plié mais n’a pas rompu lors de la récente élection présidentielle. Il est donc question de procéder à l’analyse des résultats pas très satisfaisants et de prendre les mesures qui s’imposent afin de mieux préparer les prochaines échéances électorales qui s’annoncent.
Hommage
Dans une Maison du parti archi-comble, Jean Nkuété a rendu hommage à l’élite qui a contribué au rayonnement du Rdpc dans le département de la Sanaga-Maritime mais qui n’est plus de ce monde : Antoine Logmo, Georges Ngango, Philippe Mataga, Thomas Melone, Stanislas Melone, Luc Loé, Joseph Mboui, Emmanuel Minoué, Louis Bapes-Bapes etc… Il a encouragé l’élite actuelle qui booste et redore davantage le blason du parti : Louis Yinda, Alphonse Joseph Bibehe, Jean Perrial Nyodog, Jean Ernest Ngalle Bibehe …
Crise entre l’élite
Les résultats de la dernière élection présidentielle étaient quelque peu mitigés dans la ville d’Edéa en particulier et dans le département de la Sanaga-Maritime en général. Le Rdpc n’a pas eu une majorité absolue mais plutôt une majorité relative dans un contexte de crise permanente entre Ngalle Bibehe et le président de la délégation permanente Louis Yinda d’une part et Alphonse Joseph Bibehe d’autre part.
Pour le dire autrement, Ngalle Bibehe et les autres membres de la délégation permanente départementale (en l’occurrence Louis Yinda et Alphonse Joseph Bibehe) se détestaient cordialement et s’épiaient systématiquement … comme dans une guerre de vautours ; même si on les voyait ensemble derrière l’estrade de la Maison du parti à l’occasion des meetings politiques. Ngalle Bibehe, bien que membre de ladite délégation permanente, n’assistait jamais aux réunions à Edéa. Il était plutôt très actif au niveau de la délégation permanente régionale à Douala.
C’est donc dans cette configuration amphibologique et polyphonique, avec plusieurs états-majors de campagne, l’un à l’hostellerie et l’autre à Batombe, qu’avait été lancée le 22 septembre 2018 à la Maison du parti d’Edéa, la campagne électorale en prélude à l’élection présidentielle du 7 octobre de la même année. La rondelette somme de 100.000.000 F. CFA pour soutenir ladite campagne avait été récoltée. Seulement, à l’issue des élections la moisson escomptée s’est avérée maigre. Les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Du coup, selon nos informations, le président national du Rdpc, pense que la Sanaga-Maritime peut faire mieux si la crise entre l’élite en général est jugulée et si les frères Bibehe acceptent de boire jusqu’à la lie dans le même calice ; le calice de la paix et de la réconciliation. La haute hiérarchie du parti, à en croire nos sources, est convaincue de ce que leur entente est salutaire pour le parti. En revanche leur mésentente est suicidaire pour le département.
Replâtrage
C’est dans ce contexte, que Jean Nkuété est mandé par sa hiérarchie à Edéa, une ville pleine de mémoire pour le Président de la République. Edéa est en effet la ville du prêtre Simon Mpeke (Baba Simon, premier responsable de Jésus Caritas en Afrique) mais surtout la ville où, en compagnie de François Eyike et de Georges Ngango, il reçut ses premiers enseignements au pré-séminaire St Tharcisius.
Il incombe donc au Secrétaire-général du comité central du Rdpc, de raviver la flamme du parti dans cette localité fortement politisée. Et pour ce faire, il faut corriger les erreurs du passé en procédant à un replâtrage tous azimuts. De Mouanko à Ndom, en passant par Dizangué, Dibamba, Edéa, Ngwei, Pouma, Massock, Ngambé et Nyanon ; Jean Nkuété souhaite que tous les militantes et militants du Rdpc raffermissent leurs liens de fraternité et affermissent davantage leur militantisme.
Stéphane Ngwanza, Directeur adjoint de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et chargé de mission au comité central du Rdpc pour la Région du littoral aura été actif (avec la Présidente de la Section Rdpc Edéa Centre Marinette Yetna) dans la réussite dudit meeting. Ainsi, les frères Bibehe ont-ils accepté d’enterrer la hache de guerre et de fumer le calumet de la paix. Ils se sont embrassés ce jour, devant Jean Nkuété et devant des milliers de militants. Ces derniers ont réagi par une salve d’applaudissements et des youyous de joie. Une joie qui charrie à la fois leur satisfaction de voir ce conflit fraternel s’estomper et leur bonheur de vivre l’harmonie du parti.
Gratitude
Joint au téléphone, Mpepee Alphonse Joseph Bibehe précise que : « Jean Ernest est mon jeune frère. On se parlait déjà bien avant le meeting. Le Secrétaire général a juste donné une coloration politique à cette concorde ». Et pour ceux qui pensent qu’il ne s’agit que d’une paix factice, le capitaine d’industrie énonce que : « Etre frères n’implique pas de facto que l’on n’ait la même vision politique et c’est tant mieux. Le plus important c’est d’être d’accord sur l’essentiel »
Marinette Yetna dit être en extase après cette réconciliation : « C’est un ouf de soulagement parce que ce conflit commençait à trop peser sur nous, mais surtout sur moi le chef politique de la localité. C’était très pénible de voir mes principales élites dans la discorde. Maintenant l’heure est au travail collectif pour le bien-être du parti. Mon souhait est que les réels problèmes de la base soient pris en compte ».
Dr Stephane Ngwanza pense quant à lui que : « Il n’y avait pas un conflit en tant que tel entre les frères Bibehe mais plutôt un antagonisme politique, particulièrement entretenu par des personnes malveillantes. Après la nomination du cadet comme Ministre de la République l’aîné avait organisé une réception en son honneur au Mont Febe. Cela veut dire qu’il n’y avait aucun problème entre eux ». Et pour continuer : « C’est donc une occasion offerte au département de partir sur de nouvelles bases ».
Certaines personnalités politiques du département de la Sanaga-Maritime interrogées dans le cadre de cet article croient dur comme fer que l’acte de Jean Nkuété ce jour-là, semble traduire la gratitude de la plus haute hiérarchie du parti à l’égard des frères Bibehe dont le soutien sans failles aux idéaux du Renouveau n’est plus à prouver. Autrement dit, il s’agit de la consécration politique de deux dignes fils Adiè à qui incombe désormais la responsabilité politique de tout le département de la Sanaga-Maritime.
Jean Ernest Ngalle Bibehe est le tout premier Ministre Adiè, les autochtones de la ville d’Edéa. L’anecdote raconte d’ailleurs à ce sujet qu’avant sa nomination comme membre du Gouvernement, la frustration des Adiè était réelle car ce poste avait toujours été l’apanage des autres communautés sociologiques du département telles que Bassa et autres: Zachee Mongo Soo, Philippe Mataga, Georges Ngango, Jacques Booh Booh, Makon Wehiong, Joseph-Marie Bipoun Woum, Joseph Mboui, Louis Bapes Bapes…mais jamais un Adiè de souche. C’est certainement pour cette raison qu’ils se sentent très soulagés après cet apaisement et disent sous cape que leur heure de gloire a sonné !
C’est donc un nouveau départ en Sanaga-Maritime où toutes les filles et fils semblent avoir déclaré sur l’honneur de désormais calmer la chicane et de s’aligner derrière l’élite afin d’espérer à des lendemains meilleurs. C’est surtout une lourde responsabilité pour les frères Bibehe qui devront irriguer dans tout le département une politique consensuelle au travers d’un discours novateur et salvateur ; lequel devra rencontrer l’adhésion de tous.
Source : camer.be

La Socapalm (Société camerounaise de palmeraies), filiale de la luxembourgeoise Société financière des caoutchoucs (Socfin), et cotée à la Douala Stock Exchange (DSX), la bourse des valeurs mobilières du Cameroun a présenté le résultat de ses activités ordinaires avant impôts. La Société affiche des résultats à la hausse en 2018.
En effet, indique Socfin, sa filiale a obtenu un résultat net de 17,370 millions d’euros (soit 11,3 milliards FCFA) en 2018, contre 15,707 millions d’euros (10,2 milliards FCFA) en 2017. Ces performances à la hausse de Socapalm étaient prévisibles, car, au premier semestre 2018, l’entreprise entrevoyait déjà la vente de la totalité de sa production.
De fait, le stock d’huile de palme brute de Socapalm à vendre est passé de 16 481 tonnes au 30 juin 2017 à 30 959 tonnes au 30 juin 2018, soit une augmentation de 87,8%.
En termes de chiffre d’affaires, la filiale camerounaise de Socfin a dépassé ses propres objectifs, car ce chiffre est de 100,450 millions d’euros (65,79 milliards FCFA) en 2018, contre 62 milliards FCFA initialement prévus.
La production de Socapalm est de 135 642 tonnes en 2018 contre 118 840 tonnes d’huile de palme brute en 2017. Ceci sur une surface de 29 804 hectares dits matures.
source: Investir au Cameroun

Elle animera entre 2h57TU, 6h57TU et 12 h 57 tous les vendredis la chronique « La Parlotte de Charlotte ». L’information a été donnée sur le site de RFI.
Sur le petit commentaire posté sur le site supra nommé, l’on peut lire : « Charlotte Ntamack promène son œil sur la société en Afrique, vu d’Afrique ou avec vue sur l’Afrique et nous livre son analyse décalée. Comédienne et humoriste camerounaise, Charlotte Ntamack est présente sur les scènes de théâtre, le petit et le grand écran. Elle est l’une des têtes d’affiche aux côtés de Michel Gohou, Digbeu Cravate et Mamane, dans l’émission “Le Parlement du Rire” diffusée sur la chaîne Canal+. À partir du 5 avril 2019, mêmes horaires de diffusion que la Chronique de Mamane, mais le vendredi ».
Auteure, comédienne, conteuse
Née en 1979, Charlotte Ngo Ntamack a suivi plusieurs formations, de jeu et d’écriture, avec Roland Fichet, Catherine Boskowitz et Martin Ambara notamment. Puis, elle a participé à la deuxième édition d’Ecritures d’Afrique en 2007 au théâtre du Vieux Colombier à Paris. Comédienne, elle a pris part à de nombreux festivals en Afrique centrale et de l’Ouest et a été lauréate du Grand prix des Scènes nationales d’ébènes d’Afrique Centrale en 2007.
Conteuse, elle est l’auteure de Kira, mis en scène par Martin Ambara en 2009. Elle participe, en 2011, à la création du spectacle Il avait plu sur la rose de Nicaise Wegang mise en scène par Serges Fouha.
Comme comédienne elle revisite les œuvres de Goethe avec Iphigénie en Tauride mise en scène par Edouard Elvis Bvouma en 2011 et Faust mis en scène par Martin Ambara en 2012. Dans la même année, elle participe à la création de Mistérioso – 119 de Koffi Kwahulé mis en scène par Soleima Arabi.
Egalement humoriste, en 2011, elle fait les premières parties du Stand Up night show à Yaoundé aux côtés de Valéry Ndongo.
En 2013, à l’invitation de la Maison des Auteurs, avec Valéry Ndongo, elle est en résidence à Limoges et Ahun, pour terminer l’écriture de Voir Paris et mourir jeune. Des extraits sont présentés à l’occasion de Nouvelles Zébrures en mars, et le spectacle est créé au Tarmac à Paris du 16 au 20 avril.

«Déplacements des membres du gouvernement, des directeurs généraux ([DG] des sociétés d’Etat et des hauts fonctionnaires. »
C’est l’objet du message-fax que le secrétaire général de la République (SG-PR) du Cameroun, Dans ce message, le SG-PR écrit : «Le constat a été fait de ce que plusieurs membres du gouvernement, directeurs généraux des sociétés d’Etat et hauts fonctionnaires sont régulièrement en mission à l’étranger. Il est avéré que ces nombreux déplacements obèrent le budget de l’Etat et compromettent le suivi adéquat des dossiers des administrations concernés».
Voici le message contenu dans le fax du SG-PR, Ferdinand Ngoh Ngoh, adressé le 1er avril dernier aux services du Premier ministre, instruisant les hautes instructions du président de la République Paul Biya et prescrit au Premier ministre de bien vouloir adopter d’urgence des mesures appropriées, destinées à réduire l’essentiel les déplacements desdites personnalités.
Le 05 Avril, en réaction à cette prescription, la Primature, à travers son secrétaire général, Magloire Séraphin Fouda, informe les membres du gouvernement et assimilés de l’instruction présidentielle. «Le Premier ministre, chef du gouvernement, me charge de vous faire connaître qu’à l’avenir, seules les missions statutaires dont l’utilité pour le Cameroun est avérée seront autorisées. Par conséquent, les demandes d’autorisation de sortie du territoire, en vue de la participation à des activités telles que les conférences, les séminaires, les colloques ou les remises de prix seront systématiquement rejetées, en particulier lorsque ces déplacements sont supportés par le budget de l’Etat ou celui des organismes publics concernés.»
Les membres du gouvernement sont invités à discriminer avec la plus grande rigueur les demandes d’autorisation de sortie à soumettre à la sanction du Premier ministre ou à celle du chef de l’Etat lui-même.
Source : Investir au Cameroun

Gilbert Yede, le maire de de la commune de Ngambè est accusé de gestion frauduleuse dans trois projets dont le montant est évalué à une enveloppe de 51.776.115 FCFA.
Gilbert Yede est dans l’œil du cyclone des institutions de missions de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics: le Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), la Conac, la Commission nationale anti-corruption et l’Agence nationale d’investigation financière (Anif), notamment.
Plusieurs correspondances de dénonciation sont en effet sur la table de ces trois institutions. Des faits se rapportant, d’après Roland Patrick Ntolla, l’auteur de la dénonciation, à l’exécution de plusieurs marchés publics au profit de la Commune de Ngambè. Une correspondance du 18 septembre 2018, adressée par Abba Sadou, alors ministre en charge des Marchés publics, aurait dévoilé l’ampleur de la gestion frauduleuse des marchés dans cette localité. Correspondance portant en objet «Mission d’investigations suite à une dénonciation d’une gestion frauduleuse des marchés dans la commune de Ngambe ».

Les faits remontent à 2014. Le rapport d’investigations de l’équipe du Minmap aurait décelé de graves anomalies dans le projet relatif au « reboisement des arbres à l’intérieur de la Commune de Ngambe ». Coût prévisionnel du projet: 5.000.000 de FCFA. D’après le Minmap, et selon les déclarations du maire Gilbert Yede, ce dernier s’est « engagé pour préfinancer les travaux pour un montant de 1.500.000 FCFA, avant de suspendre l’exécution, pour non-paiement des factures y afférentes ». Toujours dans le cadre d’un projet de reboisement de 2.000 m2 de forêt à Ngambe, objet de la Lettre commande 27/LC/MINMAP/SM/SPM/2016, résiliée par la suite, le maire de Ngambe aurait obtenu son exécution en régie par correspondance 007886/L/MINMAP/SG/DGMI/DMBE/sb du 10 novembre 2016. Pour un montant de 19.000.000 de FCFA. « Curieusement, les travaux ne sont pas exécutés jusqu’à date », aurait constaté la mission Minmap.
Le troisième aspect qui ressort du rapport d’investigations de l’équipe du Minmap concernerait l’entretien de la route Ngambe-Sipandang inscrit dans le budget 2015. Le contrôle des ouvrages hydrauliques y relatifs sur la base du dévis quantitatif et estimatif du projet effectué par l’équipe du Minmap aurait indiqué clairement que « les travaux correspondant aux prix 403, 404 et 407 n’ont pas été exécutés, mais payés pour un montant de 6.203.500 FCFA HTVA ». Selon le même rapport, les « Prix 100 » relatifs à l’installation du chantier pour un montant de 7.00.000 de FCFA et sur « les Prix 500 » concernant le suivi et le contrôle à hauteur de 2.700.000 de FCFA représenteraient à eux seuls 41,64% du montant HTVA: « ce qui n’est pas concevable pour une lettre commande dont le montant est de 27.777.561 FCFA ».

Le Receveur Municipal de la Commune ayant été convoqué par le Procureur Général près du Tribunal Criminel Spécial ce mardi 09.04.2019 à 13:00 heures, les prochains jours nous donneront plus de lumière sur cette affaire.

« ADNA » ( Alliance Divine pour un Nouvel Art)  est un projet de 7 titres qui plongent au coeur des rythmes Makune (danse traditionnelle du peuple Bassa) mêlés à 4 des plus grandes voix masculines de la scène musicale camerounaise, Final D, Armand Biyag, Andy Jéméa et Roger Samnig du Groupe X Maleya dont la sortie officelle est prévue pour le 20 Mars 2019.

« Wô wada U n’kang be djomb » (une seule main ne peut nouer un paquet) est l’adage en langue bassa qui résume le message du projet: l’union fait la force.

La solidarité, la joie, le partage et les louanges sont les principaux thèmes et les valeurs partagées tout au long de l’album. Plus qu’un projet musical, c’est un véritable appel à l’unité et la paix dans une atmosphère socio-éconimique difficile à la manière de nos coutumes ancestrales autour des rythmes traditionnels et de ladanse.

Le projet ADNA est le fruit de la collaboration entre une équipe de musiciens à la carrière bien remplie. On y retrouve notamment le guitariste Marcien Metogo ou encore Ruben Binam au clavier. Le premier extrait du projet, intitulé « Carnaval », sera dévoilé le 17 Mars prochain. Une reprise originale du classique « Une Nuit deCarnaval » de Julio Iglesias, un brassage culturel de rythmes d’ici et d’ailleurs.

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