Selon le magazine investiraucameroun, le gouvernement camerounais vient de lancer deux avis publics internationaux à manifestation d’intérêt, en vue du recrutement de partenaires privés, pour la réalisation de deux projets autoroutiers dans le pays, entre autre l’autoroute Kribi-Edéa, longue de 92 km sur le mode partenariat public-privé (PPP).

Ce projet d’autoroute est une section de la voie autoroutière reliant les villes de Kribi et d’Edéa en passant par Lolabé. Son coût de réalisation initial estimé à prêt de 500 milliards de FCFA. Cette autoroute est envisagée pour desservir le port en eau profonde de Kribi en le reliant sur l’axe Douala-Edéa-Yaoundé. Sur le plan visuel, l’infrastructure à construire, va se présenter sous la forme d’une voie autoroutière de 2×3 voies directement mises en service, avec une plateforme large de 33.5 m, des bandes d’arrêt de 3 m chacune et un terre-plein central de 3 mètres.

En raison des contraintes qui pèsent sur le finances publiques, la formule du partenariat privé-privé (PPP) peut jouer un rôle de premier plan dans le développement du réseau routier national. Ceci permettrait au secteur privé d’investir dans le développement, la maintenance et l’exploitation de nos routes. Le gouvernement devrait prendre les mesures pour conférer au secteur routier le statut d’industrie, afin de faciliter les emprunts et de réduire les droits de douane sur le matériel de chantier et favoriser l’utilisation, le développement des intrants locaux dans la construction des routes nationales. Cette méthode a fait ses preuves dans les pays asiatiques notamment en Inde et au Vietnam.

Les deux modèles de PPP généralemnt adoptés pour le développement du réseau routier sont le BOT (Bâtir-Opérer-Transférer) de type péage ou le BOT (Built-Operate-Transfer) type versements annuels.

Avec le type péage, le concessionnaire récupère son investissement en percevant un péage auprès des usagers de l’infrastructure routière. Ce modèle réduit la charge budgétaire du gouvernement tout en allouant le risque trafic au concessionnaire. C’est le modèle retenu pour la plupart des projets et il peut être considéré comme le modèle par défaut des projets autoroutiers.

A travers le type versements annuels, le concessionnaire est assuré d’un rendement minimum sur son investissement sous forme de versements annuels. Il n’assume pas le risque trafic et c’est l’État qui supporte intégralement le risque lié aux recettes de péage.

Ce qu’on ne sait pas encore c’est le type de PPP que le gouvernement voudrait privilégier dans la construction de cette route et quand est ce qu’il entend faire démarrer les travaux, lorsqu’on sait que les travaux de construction de cette route ont commencé depuis presque 5 ans, tout en espérant obtenir des partenaires fiables qui accepteraient d’investir dans le développement de ces infrastructures routières sous le modèle PPP.

La construction de ces deux infrastructures permettra d’améliorer la desserte ces deux villes du pays par route, d’une part, et d’autre part de desservir le port en eau profonde de Kribi, officiellement mis en service dans la cité balnéaire de la région du Sud, en mars 2018.

Zachée Dieudonné Mbahal

Ingénieur informaticien de gestion

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